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Lot : 119

Vase dit « nef  » en cristal de roche et argent doré en forme de coquille. La coupe taillée dans le cristal de roche est composée à son extrémité d’ une anse figurant un oiseau que l’on imagine déployant ses ailes comme drapant la panse de la nef. Le corps de la coupe rythmé par onze lobes se dessine en forme d’une coquille. Il est gravé de vases d’ou s’échappent des tiges feuillagées ponctuées par des fleurs et guirlandes en chute dont l’une suit un défaut de cristallisation de la matière. La base chantournée rappelant les nervures de la coquille est sertie d’argent vermeillé et gravée de tiges feuillagées, elle est surmontée d’un piédouche balustre creusé de cannelures et orné de deux petites bagues ciselées et nervurées en argent doré. Milan, fin XVIème, 16 x 15,5 x 14 cm. Cette coupe est le reflet du délicat travail de la taille du cristal de roche très en vogue au XVIème et XVIIème siècles. La forme et la gravure de cette coupe sont caractéristiques des ouvres réalisées dans les ateliers milanais de productions d’objets en pierres dures à partir de la seconde moitié du XVIème et dont la tradition perdurera jusqu’à la fin du XVIIème et début du XVIIIème siècle. A cette époque deux familles rivalisent de talent les Miseroni et les Saracchi. Leur renommée leur valut une clientèle prestigieuse et cosmopolite. Ainsi, souverains et princes d’Europe aimèrent en parer leurs cabinets d’art, de curiosité et autre chambre du Trésor ou les offrir aussi en présent diplomatique. En France, Louis XIV leur donna toute leur majesté en constituant une collection remarquable visible encore de nos jours au Louvre. Notre vase s’inscrit dans la lignée de ces objets précieux. On peut le comparer à une autre coupe en cristal de roche en forme de coquille figurant dans la collection des gemmes de Louis XIV (MR 323), objet réalisé à Milan dans la seconde moitié du XVIème siècle mais dont la base circulaire diffère, la n&tre étant mouvementée. Le piètement balustre de notre vase quant à lui se rapproche de celui d’une coupe figurant aussi dans les collections de Louis XIV et réalisé à Milan au milieu du XVIème siècle (MR 293). Notre objet dans le dessin de son anse nous rappelle l’anse de l’aiguière des collections de Louis XIV conservée au Louvre (MR 278) proposant une figure animale pour définir la panse. Réf.bibliographique : Alcouffe Daniel, Les gemmes de la Couronne, Paris, Editions de la Réunion des Musées Nationaux, 2001. Splendeurs de la Cour de Saxe, Dresde à Versailles RMN, 2006. Magnificenza alla Corte dei Medici, Electa, Milano, 1997. Trésors de Medicis, Somogy, 1998.

Estimation : 60000/80000€


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