C’est par un cachet de cire sur une lettre, une empreinte rouge griffée du mot « expédition Brazza », que l’aventure africaine commence à Louviers en 2009. Dans une valise oubliée au fond d’un grenier, je découvre la correspondance, les lettres officielles,  mais surtout le journal de bord d’Henri Pierron relatant le périple de ce scientifique sur fond de guerre coloniale. Naturaliste, passionné de botanique, il rejoint en cette fin de XIXeme siècle une mission orchestrée par de Brazza au Congo et fonde la station du Cap Lopez. Ces correspondances ont enrichi les Archives Nationales en apportant un nouvel éclairage sur les enjeux politiques, économiques, militaires des relations de la France avec le continent africain.
Ces pages d’Histoire annonçaient de nouvelles découvertes d’objets ethnographiques rapportés par les aventuriers de l’épopée africaine. Ainsi une succession de statues, provenant des ethnies Dogon, Frang, Senoufo…colléctées et vendues par notre étude, place désormais notre société de vente comme un nouvel acteur sur les marché des arts premiers.