Au XIVe siècle, face aux pestes et aux calamités,on réagit par la beauté du style. La sculpture va traduire ces inquiétudes. On s’interroge sur l’âme, le corps et le temps. « On aurait pu croire que les hommes, que Dieu dans sa grâce avait épargnés, ayant vu leurs proches exterminés et étant informés que de semblables choses s’étaient produites dans tous les pays du monde, seraient devenus meilleurs, humbles, vertueux et catholiques…
Mais, à présent que la peste a cessé, il s’est produit exactement le contraire, car les hommes restent en petit nombre et enrichis des biens terrestres grâce aux héritages et successions,oubliant les événements passés, ont mené une vie plus scandaleuse qu’auparavant…recherchant les festins…les délices d’une nourriture plus délicate…aussi bien des jeux…recherchant des façons étranges de s’habiller…et le petit peuple, hommes et femmes en raison de l’excessive abondance des choses ne voulait plus exercer leur métiers habituels…On présumait qu’il y aurait abondance : il s’est produit la disette…La plupart des choses valent le double ou plus de leur prix avant la peste. » – Matteo Villani, chroniqueur italien.

Christ en croix 
Chêne, polychrome et doré
Cloué par trois clous, le
corps du CHRIST portant un long périzonium,
est représenté la tête inclinée et les
genoux fléchis. La plastique très élégante
et l’attitude naturaliste du CHRIST souffrant,
permettent de dater cette sculpture
de la fin du XIVe siècle.
Italie- XIVe siècle – Hauteur 155 cm
VENTE 31 JANVIER 2010, ADJUGÉ 26 300 €